Blog du photographe velléitaire expatrié en Chine

Photojournaliste en Chine. Résumé des épisodes : Hong Kong en 2005, 2 mois de formation en attendant le visa journaliste pour la République Populaire. Ensuite Beijing pendant presque un an, photographe en chef pour une agence de presse spécialisée dans l'actualité économique et financière. Aujourd'hui, c'est Shanghaï, et l'aventure de lancer sa propre agence photo. Ce blog raconte les (més-)aventures d'un photographe pas sûr de lui et TOUJOURS pas sinophone lâché dans l'empire du milieu.

jeudi, décembre 29, 2005

Couverture du Financial Times

Aujourd'hui est un grand jour parce que pour le premier reportage que je fais a Beijing j'ai la une du Finacial Times ! C'est une photo de Donald Tsang, le chef du gouvernement de la région speciale de Hong Kong, prise hier, et aujourd'hui elle est en une du Times. Dois-je préciser qu'aucun de mes reportages français n'a fait aussi bien ? Ah, la chance du débutant !



Je sais que je n'ai pas nourri ce blog depuis longtemps. En fait hier je vous ai écrit un petit texte amusant sur les coiffeurs de Beijing, mais nos ordinateurs sont tellement sécurisés à l'agence que je ne peux pas copier le document word que j'ai mis sur une clé USB. J'essaierai plus tard par un autre moyen. Bises à tous.

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mercredi, décembre 28, 2005

Arrivée à Beijing et aventure chez le coiffeur

Je suis finalement arrivé à Beijing dimanche dernier. Je sais que je n’ai pas écrit dans ce blog depuis un moment, mais je vais vous parler d’aujourd’hui, sans transition. J’essaierai de rattraper le passé plus tard.

Aujourd’hui j’ai vécu ce que j’appellerai un « moment chinois ». Après le boulot, j’ai eu envie d’aller chez le coiffeur, aussi quand j’ai vu par la fenêtre un établissement sympathique, j’ai demandé au taxi de m’arrêter là. En Chine aller chez le coiffeur est un moment très agréable parce qu’en plus de vous couper les cheveux, ils vous massent la tête, les épaules et les bras, et il y a des jeunes filles dont le seul rôle est de prendre votre manteau pour le ranger dans l’armoire, apporter un verre d’eau, ouvrir la porte, etc., bref de vous chouchouter. Et ils ont des façons de faire dépaysantes : par exemple on vous shampouine la tête non pas dans un bac, mais bel et bien quand vous êtes assis sur la chaise en face du miroir. Je suppose que les Chinois ne veulent pas rater l’occasion de se voir la tête couverte de mousse et les cheveux trempés. Et qu’est-ce qu’on fait pour rincer, hein ? À ce moment-là, ils sont bien obligés de vous demander de passer au bac pour rincer vos cheveux. Mais c’est une nouvelle aventure, parce qu’en Chine le bac est placé si bas qu’il faut quasiment s’allonger vers l’arrière sur le siège, qui, en conséquence, est horizontal. Une fois allongé, l’eau chaude qui coule sur les cheveux est très agréable et on s’endormirait presque.

Mais ce n’est pas ça le moment chinois. Vous vous rappelez que je ne parle presque pas la langue, n’est-ce pas ? Et contrairement à Hong Kong, l’anglais sert à rien à Beijing. Je suis donc allé moi qui ne parle pas chinois chez un coiffeur chinois qui ne parle pas anglais. Bon l’avantage du coiffeur c’est qu’ils se doutent bien que vous ne venez pas acheter des côtelettes. Donc pas mal d’étapes (celles que j’ai décrites ci-dessus) sont automatiques. Pour le reste, le mime fait l’affaire : le garçon coiffeur montre ses ciseaux, vous faites oui de la tête, il montre une petite distance entre ses deux doigts, vous réduisez la distance pour qu’il ne coupe pas trop court, etc. Je suis même assez fier de moi car j’ai réussi à mimer le concept de « désépaissir ». Oui, ça existe désépaissir, et non, ce n’est pas amincir. Il s’agit de couper les cheveux d’une certaine manière pour qu’ils soient moins épais, les coiffeurs et les gens comme moi qui ont les cheveux épais savent très bien de quoi je parle.

Mais quelle est la caractéristique du garçon-coiffeur, hein, je vous le demande ? (mais non ce n’est pas qu’il est homosexuel ! — il y en a qui font du mauvais esprit au fond de la salle — j’ai reconnu la voix de Philou). La caractéristique du garçon-coiffeur, c’est qu’il est bavard ! Il vous assomme de remarques profondes comme « c’est bientôt la nouvelle année », « alors ces vacances ? », « il faisait beau hier mais aujourd’hui non ». Les garçons-coiffeurs chinois ne font pas exception et le mien devait bouillir de ne pas pouvoir me parler à cause de notre distance linguistique. N’y tenant plus, il se risque à demander de quel pays je viens, phrase que je ne comprends absolument pas. Je mime « moi pas comprendre ». Il insiste et commence à lister tous les pays possibles. Coup de bol, je comprends « li ta li » (ben oui, quoi, « Italie », allons), parce que ça correspond à la deuxième des trois malheureuses leçons de Chinois que j’ai prises à Paris avant de partir (ce qui me permet par déduction d’affirmer la phrase précédente portait sur de quel pays je venais). Du coup je me rappelle la leçon et je dis « Fa guo » (« France »). Et là il lance un commentaire : « Fa guo hen li ». Je me suis cassé la tête, mais je me suis rappelé que « hen » veut dire « très » et que « li » a un rapport avec le lieu puisqu’on dit « na li » pour « où ? ». Alors j’en ai déduit : « La France c’est très loin » ! C’était possible ! Ça collait ! Lancé, j’ai vérifié mon hypothèse en utilisant deux autres mots que je connais : « Ri ben » pour « Japon » et « bu » pour la négation. J’annone : « Ri ben bu hen li. Fa guo hen li ». Vous avez deviné ? « Le Japon, c’est pas très loin, la France, c’est très loin ». Il acquiesce ! Il a compris ! — Je triomphe ! J’ai fait deux phrases en chinois !
C’était ça le moment chinois.

Du coup ce garçon-coiffeur est mon meilleur ami, et je lui ai juré tous mes dieux que je ne me ferai plus couper les cheveux que par lui. Comment je lui ai dit une phrase si compliquée ? Disons que je l’ai pensée très fort et que j’ai su qu’il avait compris. Par télépathie.

vendredi, décembre 16, 2005

OMC - Jour 4


Des sud Coréennes crient des slogans devant l'ambassade de Corée du Sud pendant une manifestation de protestation contre la sixième Conférence Ministérielle de l'Organisation Mondiale du Commerce, à Hong Kong, Chine, vendredi 16 décembre 2005.
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Jour assez facile où je me lâche et je me permets d'être créatif. Rien à voir avec avant-hier où je sentais le poids du monde sur mes épaules. Comme quoi, la journée de repos que je me suis offerte hier a servi à quelque chose.

Je regarde les photos que je prenais en France. C'était pas mal finalement, mieux que ce que je fais ici. Mais je fais des progrès, je commence à apprivoiser le matériel, j'ai moins peur de me lâcher. Comme quoi il faut vraiment que je ré-apprenne tout à chaque fois. C'est beaucoup de temps perdu, mais je suis comme cela.

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jeudi, décembre 15, 2005

OMC - Deuxième jour


South Korean trade unionists scuffle with riot police and are hit with pepper spray during protests against the World Trade Organization's Sixth Ministerial Conference in Hong Kong, China, Wednesday, December 14, 2005. Anti-World Trade Organization activists clashed with Hong Kong riot police close to a meeting of ministers from 149 states in the second day of protests against global trade talks.



Riot police faces South Korean trade unionists during protests against the World Trade Organization's Sixth Ministerial Conference in Hong Kong, China, Wednesday, December 14, 2005. Anti-World Trade Organization activists clashed with Hong Kong riot police close to a meeting of ministers from 149 states in the second day of protests against global trade talks.


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Il y a un énorme mensonge dans ces photos comme dans toutes les photos parues dans la presse. Elles ne cadrent pas la centaine de photographes qu'il y a autour. Et on peut se demander, à 1 contre 10, quel espoir ont vraiment les syndicalistes coréens de vaincre les policiers, et si leur but n'est pas plutôt d'être pris en photo, de paraître dans la presse et de faire parler de leur cause dans les médias.

J'en suis là de ma réflexion quand je vois la une d'un journal local qui m'étonne : ils ont fait le choix d'une photo plus large, qui montre les photographes. Pourtant en la voyant on ne se dit pas : tiens ! il y a beaucoup de photographes ! Au contraire, on a tendance à en faire abstraction. On trouve cela normal, on fait mentalement des photographes un élément de décor.


Vous voyez les photographes, en bas, à droite ? Est-ce que cela vous choque ?


Donc le lecteur n'est pas dupe. Il sait bien que les échauffourrées ne sont là que pour les caméras, et que les photographes sont parfois plus nombreux que les manifestants. Mais d'un autre côté, on ne peut pas dire que ces bagarres n'ont pas eu lieu non plus.

Je crois que chacun d'entre nous sait que les moments historiques sont aussi des petits moments, insignifiants pour certains, qui se déroulent à cent mètres d'un vendeur de saucisses... Les moments historiques ont besoin de marketing médiatique pour exister mais ce sont quand même des moments historiques. Pourquoi telle photo de Lénine donnant un discours reste dans l'histoire et pas telle autre ? Peut-être que le photographe était bon pour celle-là et mauvais pour celle-ci. Il n'empêche que Lénine donnait des discours et c'est cela l'important. On retiendra telle photo des manifestants coréens ou telle autre, mais il restera qu'ils ont manifesté contre l'OMC à Hong Kong en 2005.

A moins de dire que toute l'histoire telle qu'on la raconte n'est qu'une succession d'événements bien vendus par le marketing médiatique.

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mercredi, décembre 14, 2005

OMC !


South Korean farmers are hit by pepper spray fired by Hong Kong police Tuesday, December 13, 2005 who had blocked their protest march towards the venue of the World Trade Organization's Sixth Ministerial Conference.


Protestors against the World Trade Organization sixth Ministerial Conference jump into the water from the boat they were on in Hong Kong Harbor near the Exhibition and Conference Centre where the WTO is meeting in Hong Kong, China, Monday, December 13, 2005.
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Une journée crevant mais extraordinaire. L'impression d'être au centre du monde et de faire enfin mon boulot. Et dans les manifs, les fermiers sud-coréens, ils ne plaisantent pas !

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mardi, décembre 13, 2005

WTO J-1



Des journalistes travaillent sur des ordinateurs dans la salle de
presse du Centre de Conférences et d'Expositions de Hong Kong,
Chine, lundi 12 décembre 2005.
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Journée longue, difficile, pas épanouissante, où j'ai dû principalement joué les éditeurs tandis que les autres photographes
étaient sur le terrain à prendre des photos... Ci-dessus la seule photo potable que j'ai prise aujourd'hui.

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lundi, décembre 12, 2005

WTO J-2


Protestors march against the World Trade Organization in downtown Hong Kong, China, Sunday December 11, 2005. The WTO is scheduled to meet here December 13-18.
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C'est parti ! Première manifestation. Et avec elle frustration, insatisfaction de mon travail, pas de plaisir, et toujours cette impression d'être un imposteur et qu'un jour ou l'autre on va me démasquer. Mais pourquoi je suis comme cela ?

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dimanche, décembre 11, 2005

OMC à Hong Kong, J-3



Motorcycle police gear up in Hong Kong, China, December 10, 2005, to practice tactics for controling demonstrators expected in advance of and during the World Trade Organization meeting to be held December 13-18.




A municipal worker waves to a colleague during the process of filling a plastic barrier with water in Hong Kong, China, December 10, 2005. The partition will be used to control the movements of demonstrators expected before and during the World Trade Organization meeting December 13-18.
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Les photographes du Japon et de Corée du Sud sont arrivés. L'éditrice de New York est là. Toute notre petite équipe est réunie pour couvrir l'OMC. J'ai appris en un jour à transmettre des photos d'un PDA. Nous sommes prêts. Du moins il faut l'espérer.

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mercredi, décembre 07, 2005

Deux reportages aujourd'hui



Virgin Group Ltd.'s Chairman Richard Branson pauses in an elevator in Hong Kong, China, Wednesday, December 7, 2005.







Dongfeng Motor Group Co. Chairman Xu Ping gives the thumb up at first day quotations of his company in Hong Kong Stock Exchange, China, Wednesday, December 7, 2005. Shares of Dongfeng Motor Group Co., China's third-biggest automaker, rose as much as 8.8 percent on their first trading day in Hong Kong on investor optimism that the country's economic growth will boost vehicle sales.



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L'OMC approche. Les préparatifs vont bon train, la tension est palpable. Demain je prends un jour de congé pour être prêt. Il semblerait bien que je vais recevoir tout mon matériel-photo à temps finalement. Je sais je ne vous avais pas dit qu'il y avait des chances que je n'ai pas mes appareils à temps pour l'OMC mais c'était bien le cas...

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mardi, décembre 06, 2005

Les conférences de presse sont les mêmes partout dans le monde


Virgin Group Ltd.'s Chairman Richard Branson gives the thumbs up with Virgin Atlantic flight attendants after a press conference in Hong Kong, China, on Tuesday, December 6, 2005.
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Ce travail-là, je connais. Et pourtant, je me dis aujourd'hui que ma vie est entièrement, complètement, incroyablement différente de ce qu'elle était il y a un mois.

Et pas de retour en arrière possible.

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dimanche, décembre 04, 2005

Les Hong Kongais marchent pour la démocratie


Protesters march by tramway cars during a pro-democracy demonstration in Hong Kong, China, Sunday, December 4, 2005. Tens of thousands of people marched in Hong Kong in support of faster progress to full democracy, seeking to put pressure on Chief Executive Donald Tsang to make concessions to ensure passage of his constitutional reform proposals now before the city's legislature.

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Exemple émouvant. Le genre de reportages qu'on adore faire.

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samedi, décembre 03, 2005

Photo comme ça...


Toujours la même hésitation : elle va s'en apercevoir. Toujours la même excuse : je ne suis pas venu pour cela, mais pour un reportage. Toujours le même sursaut : mais au fait, qu'est-ce que j'aime faire dans la vie ? Et toujours la même joie d'avoir pris l'image finalement, quand elle est bonne.

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jeudi, décembre 01, 2005

J'obtiens le visa !

Ça y est ! J'ai dans les mains le précieux visa J-1 pour la
République Populaire de Chine. Pour ceux qui, comme moi il y a deux
semaines, ne savent pas ce que c'est, il ne s'agit rien de moins que
du visa qui permet d'être journaliste en Chine. Et croyez-moi, ce
n'est pas une sinécure pour l'obtenir.

Je ne suis plus prisonnier de Hong Kong. Bien sûr c'était une prison
dorée, mais tout de même, au début de cette troisième semaine, cela
commençait à me peser. C'est très désagréable de dépendre du
bon vouloir d'autrui. Surtout quand l'autrui en question est une
bureaucratie arbitraire. Je pense que c'est une bonne
définition de la prison, et qu'un vrai prisonnier doit avoir la même
vision de l'administration pénitentiaire que celle que j'ai maintenant de
l'administration chinoise.

Mais la joie aura été de courte durée. L'après-midi même, l'avocat
qui s'occupe de mon visa me rappelle. Il s'inquiète de ce que
j'ai prévu de revenir à Hong Kong la semaine prochaine pour couvrir
le sommet de l'OMC (l'Organisation Mondiale du Commerce, à l'agence
on nous apprend à toujours expliciter les sigles et les initiales).
Ben oui et alors ? C'est bien cela le plan : je rentre à Beijing, Qin
m'y rejoint, on trouve un appartement ensemble et quand je reviens à
Hong Kong pour l'OMC la semaine prochaine j'ai le cœur léger, pas de
soucis à me faire, je sais enfin où est notre maison à Beijing. Sauf que
ça ne marche pas : d'après l'avocat, dès que je serai à
Beijing, il me faudra faire d'autres démarches. Le visa n'est que la
première étape. Ensuite il me faut obtenir le permis de séjour, la carte de résident ("le petit livre bleu"), passer des examens médicaux. Au mieux, cela prendra 10 jours. Or je ne peux pas rentrer à Hong Kong tant que ces démarches ne seront pas finies. Parce que le visa que j'ai maintenant n'est valable que pour une entrée, et que pour demander un visa à entrées multiples, il faut que j'ai fini les démarches. Donc si je sors de Chine mon visa ne sera plus valable et il faudra que je recommence tout depuis le début.

Après avoir été prisonnier de Hong Kong, me voilà prisonnier de la République Populaire de Chine. Tout en étant à l'extérieur ! Du coup le choix est cornélien : si je rentre maintenant j'ai 10 jours de démarches qui m'attendent à Beijing, donc je rate l'OMC de Hong Kong. Ou alors je reste à Hong Kong jusqu'à la fin de l'OMC (le 18 décembre) et je laisse les démarches et la recherche d'appartement pour plus tard.

Ce n'est pas un choix facile, parce que cela implique aussi Qin, qui a trouvé un boulot chez Sephora à Shanghaï, et qui doit commencer le 15 décembre. Toute recherche d'appartement après cette date sera compliquée pour elle. Elle propose de repousser sa date de début de contrat mais je ne pense pas que ce soit une bonne idée. Que faire ?

Finalement j'ai choisi de rester à Hong Kong. C'est égoïste de ma part, je le reconnais. Mais j'ai vraiment envie de couvrir l'OMC. Et je regrette déjà tellement d'avoir raté la visite de Bush en Chine. Repousser les problèmes à plus tard est toujours une mauvaise solution pourtant. Mais comme d'habitude c'est Qin qui a trouvé la solution : de Nanjing elle va revenir à Beijing et chercher un appartement pour nous deux la semaine prochaine. Quel amour !