samedi, avril 14, 2007
lundi, avril 02, 2007
Nouvelle routine
J'ai une assistante dorénavant, Jessie. Elle arrive vers neuf heures. Une heure plus tard elle me fait un résumé de la presse chinoise. J'écris ensuite des e-mails puis je fais mes devoirs de chinois pour l'après-midi. On déjeune d'un bol de riz brûlant rempli de bonnes choses, un oeuf, de la viande et des légumes qui finissent leur cuisson devant vous tant le bol en fonte est chaud. Je prends ensuite le bus 104 qui me dépose directement devant l'université où j'ai mes cours de chinois. Le cours est censé être collectif et je paie en fonction, mais en fait je suis toujours tout seul, une seule autre élève s'étant manifestée mais ayant abandonné au bout d'une session. Après le cours, je ne reprend pas le 104 dont le trajet n'est pas symétrique (une spécialité de Shanghai semble-t-il) et les arrêts mystérieusements dispersés : je rentre à pied. Il est à peu près 5 heures, Jessie me fait un rapport avant de partir. Je continue à travailler sur l'ordinateur jusqu'à ce que Qin rentre du boulot, jamais avant 20h30 ces temps-ci. On mange dehors ou on se fait livrer (pas encore de table de salle à manger ni de four, d'où grosse flemme pour cuisiner). Pour Qin, qui n'y passe pas autant de temps que moi, la maison est exotique et on y passe la soirée, en regardant un DVD et en fumant un narguilé...
Libellés : perso
dimanche, avril 01, 2007
Pour un euro...
Problème : la gazinière s'éteint toutes les 30 secondes. Solution
chinoise : on appelle le fabricant qui nous envoie un réparateur. Le
type passe un dimanche et repère en une seconde le problème : les
machins d'où sortent les flammes sont à l'envers. Ils les remet à
l'endroit puis écrit sa facture. Il est resté 5 minutes. Montant de
l'intervention de cet ouvrier spécialisé, qui connaît son métier et
son produit et qui s'est déplacé un dimanche : dix yuans, un euro. A
ce prix-là, je n'ai même pas honte de ne pas avoir compris que les
trucs étaient à l'envers...
Libellés : perso
vendredi, mars 30, 2007
Un lit !
On nous a livre le lit aujourd'hui, chouette ! Le nouvel appartement se meuble petit a petit...
Libellés : perso
dimanche, janvier 21, 2007
Nankin


Promenade dans une rue commerçante de Nankin, celle juste à côté de la maison de Qin. Nous sommes à Nankin pour rendre visite au père de Qin qui est à l'hôpital et ne va pas bien du tout.
Libellés : Nanjing, perso, photos, vie quotidienne
lundi, janvier 08, 2007
lundi, juin 26, 2006
Libération du peuple Chinois
Un soldat de l'Armée de Libération du peuple monte la garde devant le portrait de Mao Zedong devant la Cité Interdite, à Beijing, Chine, le 2 mars 2006.Hier, 25 juin, j'ai décidé de pardonner à Qin pour ce qu'elle m'a fait et d'arrêter de lui faire du mal pour me venger ce que j'ai fait jusqu'à dépasser les limites Samedi 24. Ce qu'elle a appelé avec humour "le jour de la libération du peuple chinois". J'espère que tout ira mieux entre nous à partir de maintenant.
samedi, juin 17, 2006
samedi, février 18, 2006
Vue de la fenêtre du Shangri-La de Shenzen

Je ne sais pas si je suis le seul, mais la vue d'une chambre d'hôtel me fait toujours rêver. Le fait que c'est la première fois qu'on la voit peut-être. Ou parce que dans un hôtel on a toujours un peu de temps à perdre et qu'on est plus sensible, plus attentif. Je trouve que la vue du Shangri-La de Shenzen, quoique très moche, est particulièrement intéressante. Elle a un côté "Où est Charlie ?", avec toutes ces petites histoires qui se déroulent dans tous les coins...
mercredi, février 08, 2006
Le père de Qin est très malade
Qin m’appelle sur le portable, en pleurs. Son père a été diagnostiqué. Il y a des métastases, jusque dans le foie. C’est très grave. Si cela se trouve la chimiothérapie ne sert déjà plus à rien. Alors que la chimio est la seule chose qui lui donne de l’espoir. Si on lui dit qu’il n’y a plus de chimiothérapie, il va s’écrouler. Mais comment lui mentir ? On ne va pas lui en faire une fausse.
J’avoue que je trouve du réconfort à ne pas être chez moi. Je suis avec des amis et on va manger des brochettes. Je me laisse porter. La conversation fait que parfois j’oublie les problèmes. Je suis égoïste. Mais les gens sont gentils et aujourd’hui c’est quelque chose que j’apprécie vraiment. Je sais combien c’est important et je n’ai pas honte de faire tout ce qui est possible pour ne pas sombrer. Plus tard j’aurai un peu honte d’être rentré si tard que je n’ai pas pu rappeler Qin. Mais pas maintenant.
Libellés : perso
jeudi, janvier 05, 2006
Il fait froid à Beijing

Une Pekinoise promène son chien sur le lac gelé Houhai à Beijing, le 5 janvier 2006.

Un enfant pousse sa mère sur une luge sur le lac gelé Houhai à Beijing, le 5 janvier 2006.
J'ai mis ces photos dans l'agence mais en fait je les ai prises en pensant vous les envoyer, comme une petite carte postale de Beijing. Désolé de ne pas avoir érit depuis si longtemps, je suis maintenant a Beijing et tout a changé y compris l'habitude de rédiger ce blog tous les jours. Je vais essayer de me rattraper. Et bonne année a tous !
samedi, décembre 03, 2005
Photo comme ça...
mercredi, novembre 23, 2005
Je donne des ordres aux photographes - moi !
Mardi je suis resté calmement au bureau. Je refuse de toucher l'appareil-photo et surtout je m'empêche de l'emprunter pour faire des photos perso. Je n'ai pas envie de casser un nouvel objectif.
Ça tombe bien mon travail a consisté à donner du boulot à deux photographes, l'un à Shanghai et l'autre à Beijing. J'ai essayé d'être l'éditeur que j'aurais voulu avoir quand j'étais photographe freelance. J'ai essayé d'expliquer le plus en détail possible ce que je voulais. Je leur ai raconté le sujet qu'ils devaient illustrer, envoyé par mail les noms propres, décrit des photos idéales, répondu à leurs questions, détaillé et détaillé encore, et finalement je leur ai dit que tout ce que je leur avais dit n'était que des conseils et que surtout ils ne devaient pas se sentir limités par cela mais bien suivre leur inspiration. Que je ne leur reprocherais jamais d'être créatifs, au contraire. Qu'ils devaient se faire plaisir et faire de belles photos avant toute chose.
Et bien force est de constater que tout ce que j'ai pu dire n'a servi à rien. Cela n'a absolument pas changé leur façon de faire des photos. L'un est stressé, il est resté stressé. Il s'est donné à lui-même un travail que je ne lui ai pas demandé de faire, parce qu'il croyait que cela serait mieux. Il a sauté le déjeuner alors que je ne le lui avais pas demandé. Il a couru à droite et à gauche continuellement alors que tout ce qu'il avait à faire de la journée c'était le portrait de deux types (trois avec celui qu'il s'est ajouté). Je ne sais pas comment il s'est débrouillé. L'autre est calme, il l'est resté. Quand je l'ai appelé, il déjeunait et il m'a bien fait comprendre qu'il finirait son déjeuner avant de se mettre au travail. Ensuite, il a eu beaucoup de difficultés à trouver ce que je voulais qu'il prenne en photo, mais il ne m'a pas appeler pour me le dire. Il a trouvé la solution tout seul et ne m'a appelé que quand c'était réglé.
Conclusion : les photos qu'un photographe prend et la façon dont il les prend sont des choses si personnelles qu'on ne peut pas espérer les influencer. Ce serait comme vouloir changer la personnalité du photographe lui-même.
Conclusion sur l'auteur de la conclusion : je me surprends à être à l'aise dans ce rôle d'éditeur-photo. Et les photographes me prennent au sérieux !
Le soir avec Qin, Lee, un collègue qui comme moi attend un visa pour la République populaire de Chine, et Sophie, une amie de Qin qui vit à Hong Kong, on est allé manger sur une autre île de Hong Kong, Lamma. C'est très chic de prendre le ferry pour aller au restaurant, non ? Le petit village de pécheurs est peut-être un peu touristique, mais à cette heure-ci il n'y avait plus de touristes, et nous étions quasiment seuls dans le restaurant. Les fruits de mer étaient vraiment délicieux ! Bon, les Chinois n'arrivent pas à se passer de sauce, et elle est toujours à l'ail ou au curry, ce qui cache un peu le goût du crabe ou de la langouste. Mais la fraîcheur était imbattable !
Bien entendu on a failli rater le ferry du retour, et on a dû courir en riant pour l'attraper. Mais vous commencez à me connaître, non ?


















